

Je l'avoue sans honte, je n'ai jamais pris le temps de visiter autre chose à Paulhac que le pont, sur lequel a eu lieu la fameuse attaque du 11 août 1765. Je sais très bien y aller : prendre la route qui descend le long du cimetière (en face le village) et au bout...le pont.
Voici ce qu'écrit Etienne Lafont au lendemain du combat, dans une lettre qu'il adresse à monsieur de Saint Priest :
« Monseigneur,
Je viens de recevoir un exprès de M. Antoine et de mon frère qui me font part d’un événement arrivé dimanche dernier, sur la
paroisse de Paulhac, en Gévaudan. La nommée Marie-Jeanne Valet, servante de monsieur le curé de cette paroisse, étant à la campagne
avec sa soeur, fut attaquée par la Bête et la blessa d’un coup de baïonnette au poitrail lorsqu’elle s’élançait sur elle. La
baïonnette fut teinte de sang sur la longueur de 3 pouces. M. Antoine m’a envoyé le verbal qu’il en a dressé en présence du curé,
de monsieur le comte de Tournon et de mon frère.
Il me prie d’en faire tirer une copie et de vous l’adresser avec la lettre qu’il a l’honneur de vous écrire, j’ai celui de vous
envoyer l’une et l’autre ci-jointes. Les suites feront connaître ce que l’on peut attendre de cet événement, après les blessures
que cette bête a reçues et auxquelles elle a échappé l’on n’ose se flatter de rien.
Lafont. »

Néanmoins, il est également très instructif de lire a moins une fois le (long) rapport d'Antoine sur le combat de la
jeune Marie-Jeanne et de sa soeur. Au cas à où ça vous intéresse, ça se passe sur cette page.
De rien.
Vers Saint-Alban-sur-Limagnole
Vers la Besseyre Saint Mary