

Curieux reportage que celui-ci. On y voit des détails de la vie des paysans qui permettent de mieux comprendre les conditions de vie du peuple de France au 18ème, de même que la rudesse de la région pour ceux qui ne connaissaient pas. Une graphologue nous y indique d'après une signature de Jean Chastel que ce personnage était bourru, secret et compliqué. Un coupable idéal ?

Les battues. Dieu que ce devait être fatigant ! Chiens, domestiques, chevaux, figurants, rien n'a été oublié pour les scènes de
reconstitution de faits d'époque. On nous montre même, vers la fin du reportage, une reconstitution de la Bête tuée par Jean
Chastel le 19 juin 1767, et disséquée par Maître Marin, notaire Royal. On nous y explique comment les proportions de la Bête sont
exactement entre celles d'un loup et d'un chien (probablement un chien mâtin).
Mais.
Car bien évidemment il y en a.
Premièrement, le mémoire de Jacques Portefaix, cité comme preuve accusant l'intervention humaine. Il est faux, inventé de toutes pièces par Roger Lagrave dans sa plaquette "Des enfants dans l'histoire du Gévaudan". Je tiens également de Bernard Soulier que monsieur Teyssandier lui aurait avoué, devant témoin, qu'il avait lui-même filmé le mémoire aux archives départementales de Montpellier, ce que l'on sait être faux depuis les recherches de Guy Crouzet.

La deuxième chose, c'est ce schémas de la Bête tuée par J Chastel, réalisé d'après les commentaires de gens du Muséum National d'Histoires Naturelles, après qu'il leur ait fait passer les mesures du P.V. de Maître Marin. Franz Jullien m'a, depuis, dit qu'il s'agissait d'un monteur (de squelettes) qui avait été son référent au muséum. J'ai toutefois tenté de contacter monsieur Teyssandier plusieurs fois par mail, mais aucune réponse ne m'est jamais parvenue...
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